Partager l'article ! Street Fighter IV: Seth, l'un des robots numérotés de l'organisatio ...
Seth, l'un des robots numérotés de l'organisation secrète Shadaloo, a pris la tête du groupe SIN, une entreprise d'armement. Ce robot n'a pas oublié son but
principal qui est de repérer et d'analyser les meilleurs combattants du monde. Dans sa quête de puissance ultime, il met à sa disposition tous ses meilleurs collaborateurs, comme entre autre
Viper, et les lance à la recherche de ces individus. Les fausses annonces de tournois, le kidnapping et même le meurtre, son organisation est prête à tout pour arriver à ses fins. Ayant acquis
une conscience, il n'a pas fait qu'analyser toutes les meilleures techniques de combat, il les a assimilées. Bien qu'il soit un robot numéroté de Mr Bison, il a acquis une volonté telle qu'il
veut prendre le contrôle du monde. Bison, le chef de l'organisation secrète Shadaloo et indirectement de SIN, porté disparu depuis sa rencontre avec Akuma, fait sa réapparition, mais Seth compte
malgré tout le doubler.
Nombreux étaient les fans à douter lors de l'annonce fièvreuse d'un Street Fighter IV pour 2009. En effet, on connait les excès de Capcom lorsqu'il s'agit de donner
des suites à une franchise prestigieuse. Rappelez vous de Resident Evil qui, à l'exception des épisodes numérotés de la saga centrale, s'est parfois vu doté de spin offs lamentables, largement
capables d'entâcher le nom même de l'univers crée par Shinji Mikami. Et bien pour Street Fighter, c'est pareil, on pourrait inventer un concours destiné uniquement à deviner les noms à rallonge
hilarants des différents épisodes développés par Capcom. Mais tout le monde peut se rassurer : Street Fighter IV n'est rien moins qu'un pont vers l'âge d'or que représentait Super Street Fighter
II.
Car Street Fighter IV est le digne héritier de tous ses prestigieux grands frères : après le charme arcade d'un premier épisode nerveux et vif comme un Steven
Seagal période Saumon Agile, Capcom fait entrer ses personnages dans la légende avec Street Fighter II, séquelle de la consécration qui marquera au fer rouge toute une génération de gamers
fanatiques du hadou ken. Viendront ensuite la série EX (qui s'essaiera maladroitement à un gameplay 3D inadapté pour Street Fighter) et l'épisode III qui initiera, via un système de contre et de
parades, un aspect technique tout simplement spectaculaire. Le dernier né de la série est tout simplement un condensé de toutes ces bonnes choses : casting de tronches cassées absolument
ébouriffant, technique irréprochable et pourtant abordable par tout un chacun, animations 3D magnifiques intégrées à un système 2D très old school, et enfin aspect arcade qui saute aux yeux,
lorsque les joueurs vous rejoignent depuis le Playstation Network lors d'une partie.
Bon, inutile de chercher du scénarion, j'ai essayé de l'esquisser en introduction de cet article afin de faire bonne figure, mais l'histoire est aussi ridicule que
pas claire. Mais bon, après tout, c'est un jeu de combat, on s'en fout, même Soul Calibur a laissé tomber l'idée de légitimer les rixes pour éviter de sombrer dans la violence gratuite (alors
qu'en fait on est là pour ça). Ici, les quelques motivations des différents personnages se résument à une poignée de minutes de cinématiques façon manga animé. De toute façon, voir Cammy foutre
une branlée à Blanka, ça n'a aucun besoin de se justifier.
D'autant plus que Street Fighter IV présente le casting le plus brillant jamais vu dans un épisode de la saga : ainsi, on retrouve les vieux de la vieille Ryu,
Sagat et autres Guile, mais aussi toute une panoplie de nouveaux venus : Crimson Viper et ses jambes ciseaux enflammées, Rufus ("Dunlop Kung Fu"), Abel (Marseilles roll, mouhaha) et autres clins
d'oeil (dont Gen, le maître de Ryu et Ken). Bon, certains critiqueront l'aspect musclor hypertrophié du character design, décidément très à la mode chez Capcom quand on voit la carrure de Chris
dans Resident Evil V. Mais force est de constater que les graphismes, composés de profils 2D, d'animations 3D (lors des fury notamment) et de discrètes textures en cel shading, sont
magnifiques.
Ajoutez à cela un gameplay technique et fin qui régalera néophytes et experts (c'est parti pour les fury et les combos à base de demis et quarts de cercle sur le
joystick et de boutons massacrés), et Street fighter IV devient le miracle du jeu de combat que l'on n'attendait plus sur consoles new gen. Beau, nerveux, riche, il faudra juste passer outre une
bande son franchement décevante (évitez le menu de départ et vous épargnerez vos oreilles) et des décors perfectibles (où sont passés les éléments destructibles?) pour profiter pleinement de la
bombe de Capcom. Bon, comme votre serviteur a toujours un temps de retard, au moment où j'écris ces lignes, vous pourrez trouver en rayons un certain Super Street Fighter IV...
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