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Après la destruction du Halo, le Spartan 117, l'Adjudant, s'échappe avec Cortana, l'Intelligence Artificielle d'un vaisseau du CSNU Pillar of Autumn et il rejoint
la Terre puis la Station Orbitale « Le Caire » pour y être distingué pour son combat contre les Covenants et de la destruction du premier Halo. C'est alors qu'une flotte covenante apparaît non
loin de la Terre. Bien que la flotte soit presque cinquante fois plus petite que celle qui a détruit la planète Reach, cette dernière parvient à mettre à mal le réseau de défense et réussit à
s'infiltrer dans la station et à y poser une bombe et à parvenir jusqu'à la Terre où de furieux combats s'engagent pour la survie de l'espèce humaine.
Tous les gamers se le rapellent : Halo 2 était attendu comme le Messih par les amateurs de FPS sur la console de Bill Gates. Il faut bien dire que le Halo premier
du nom fut une incroyable surprise lors de son lancement simultané avec la XBox. Graphismes au top, gameplay simple et efficace à la prise en main exemplaire, univers de science fiction guerrière
et mise en scène imparable ont fait du premier volet des aventures du Masterchief une référence du shooter sur console. Les saints patrons du marketing se sont donné le mot pour la séquelle, et
personne n'a échappé aux spots publicitaires et aux affiches du métro, annonçant Halo 2 comme un véritable blockbuster videoludique. Alors les paris sont pris : quid de cette suite qui voit ces
saloperies de Covenants donner l'assaut à la Terre, et émerger un nouveau guerrier d'élite, l'Arbiter? Le Masterchief va-t-il devenir le représentant de l'Alpha et l'Omega du FPS console?
Halo 2 ne tarde pas, lors des premiers niveaux de la campagne solo, à dévoiler ses nouveaux arguments : le Masterchief peut désormais porter deux armes en même
temps (et différentes en plus, mais oubliez les grenades dans ce cas), éjecter des Covenants hors de leur véhicule gràce à un QTE et faire des bonds encore plus hauts qu'avant. Le système
d'armure a aussi été optimisé. En bref, sans révolutionner le FPS, Halo 2 le porte à un degré de confort rarement vu auparavant. C'est maintenant un plaisir de saisir deux mitraillettes et foncer
dans le tas comme un bourrin sans nom pour botter le cul de ces connards d'extraterrestres, comme dirait le caporal Johnson. Mais le second apport de ce second volet est le fait que le joueur
puisse incarner l'Arbiter, général covenant déchu suite à sa défaite lors de la campagne du premier Halo, et désormais cantonné aux missions suicides. Cette nouveauté comporte néanmoins quelques
décéptions. On regrettera par exemple que les chapitres covenants versent la plupart dans l'ennui à cause d'un level design assez inégal (la station rebelle en tête), ou qu'au final l'Arbiter
n'affronte ni les humains ni le Masterchief. Mais bon, le scénario est suffisamment mis en avant (chose rare dans un shooter) pour qu'on fasse la fine bouche. Et l'Arbiter, avec sa combinaison de
camouflage et sa griffe d'énergie, est un vrai plaisir à manier.
Les graphismes, même s'ils ont pris un sacré coup de vieux (notamment sur la version Vista) corrigent les quelques défauts du premier épisode, à savoir pas assez de
profondeur de champ et trop d'aliasing. Les développeurs mettent à profit ces améliorations techniques et varient les décors, d'une station de défense terrienne à un temple déserté, en passant
par Grande Bonté, la capitale religieuse de l'empire covenant. Ces changements d'ambiance traduisent bien les nombreuses péripéties de l'aventure, qui n'hésite pas à ballader les personnages dans
l'univers, faisant passer la saga de jeu de guerre à un véritable space opera, sur fond de génocide, de schisme religieux et de civilisations ancestrales.
Il est ainsi à noter un véritable travail sur l'univers. Là où Halo premier du nom proposait une guerilla en huis clos sur une étoile artificielle, la suite explose
ce cadre narratif et présente au joueur un monde très cohérent, notamment au niveau de la société covenante et de son obsession pour la guerre sainte, ses différentes strates et races. Après les
Elites, Jackals et autres Hunters, ce sont désormais les Brutes que le Masterchief et l'Arbiter devront décimer par packs de douze. L'accent a également été mis sur l'iconisation du Masterchief,
qui se voit mis en scène dans des cinématiques over the top (le plongeon vers la Terre depuis la station orbitale). Bref, l'Adjudant est toujours aussi prompt à plonger dans des océans de
Covenants avec juste sa bite et un couteau suisse, mais je persiste à penser qu'il est très dur de rendre charismatique un personnage recouvert d'une armure de cosmonaute intégrale. Pour votre
serviteur, la saga, de par ses qualités techniques évidentes, aurait mérité un héros bien plus classe. Mais bon, ce défaut, au final, rapproche grandement Halo d'un de ses nombreux concurrents,
Half Life, qui disposait également d'un personnage principal aussi charismatique q'un blaireau de campagne écrasé par une dépanneuse (mais ultra culte malgré tout).
Aussi, malgré quelques soucis de level design et un scénario qui aurait gagné à exploiter un peu plus le personnage covenant, Halo 2 se hisse sans problème sur le
podium des FPS console actuels, grâce à une réalisation parfaite, un gameplay solide, un univers cohérent et une bande son atmosphèrique à laquelle a participé ce fou de Steve Vai. Quant à savoir
quelle place du podium lui décerner, c'est aux joueurs de voir selon leurs goûts...
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